Daniel Profile

J’ai grandi en Belgique, à Froidchapelle plus précisément, dans le Hainaut. C’est à l’âge de huit ans que j’ai découvert le football. Au départ, j’avais plutôt envie de faire du catch, comme mon père, ดูบอล ancien catcheur professionnel. Mon père trouvait ce sport trop dangereux. Il m’a donc orienté vers le football. J’avoue que c’est avec des pieds de plombs que je suis allé à l’entraînement la première fois… Mais c’est directement devenu une drogue: je n’ai plus jamais pu m’en passer. Deux heures avant l’entraînement, j’étais déjà prêt. Je demandais sans cesse à mon père: “Alors, on va à l’entraînement?”. Ma mère, elle, s’occupait de me rappeler que je devais également réussir mes études. Elle me disait: “Si tu ne réussis pas à l’école, le foot, c’est terminé!”. Youtube Link

bio6 bio5 bio2 bio1

J’ai très vite compris que je deviendrais  footballeur professionnel. En tout cas, j’allais tout faire pour réaliser mon rêve: jouer en division 1. J’ai été bien aidé par mon père, qui a toujours été là pour moi et qui est à la base de la réussite de ma carrière. Je me rappelle du jour où je lui ai fait part de mes projets. Il m’a dit: “Tu es tout en bas de l’échelle. Il va falloir monter progressivement les échelons. Ca ne va pas être facile!  Je veux bien t’aider mais rends-toi compte que tu vas avoir un rythme de vie différent de celui de tes amis. Si tu veux vraiment y arriver, il va falloir t’entraîner comme un professionnel, intensivement”.

Au JS Froidchapelle, nous n’avions entraînement ผลบอล qu’une fois par semaine. Trop peu à mon goût!  Quand je rentrais de l’école, je filais dans la prairie et je m’entraînais. Seul ou avec mon père. Il me préparait des pistes d’obstacles, il frappait des centres et je faisais des reprises de volée. Je courrais énormément: des sprints, des 100m… Ou je courrais jusqu’au bois et je revenais, 5 km en tout. Parfois, je croisais le bus scolaire, qui ramenait mes voisins. J’étais vraiment gêné…. Je faisais semblant de rien et je continuais, tout en me disant: “Comme ils vont me chambrer demain à l’école!”. Tout le monde se retournait dans le bus, ils me regardaient tous. Je suis sûr qu’ils se disaient: “Regarde-le, le pauvre…”. Beaucoup on dit que j’étais un enfant martyrisé mais ce n’était évidemment pas le cas!  J’ai voulu être footballeur et j’ai tout fait pour atteindre mon objectif.

A 12 ans, j’ai été repéré par Anderlecht. Mais ça, je ne l’ai su que des années plus tard. Mon club me l’avait en effet caché. A cette époque, c’était surtout Charleroi qui me visionnait. Ce n’était pas facile de trouver un club. Mon grand frère jouait également au football et il fallait trouver un club qui nous accepte tous les deux. Mon père ne pouvait pas nous conduire dans deux clubs différents, les heures d’entraînement étant les mêmes partout. Nous avons finalement joué à l’Olympic de Charleroi, à l’UBS Auvelais puis au FC Somzée. J’ai du ensuite retourner à Froidchapelle, dans mon club d’affiliation, car il ne voulait plus me prêter. Je n’avais pas trop le choix. C’était la P4 et ses terrains douteux ou un an sans foot… Je suis donc retourné en P4.

A mon retour à ราคาบอล Froidchapelle, j’ai rencontré Claude Simon, l’entraîneur. Je l’ignorais encore, mais cette rencontre allait être à la base de mon arrivée en division 1. Claude Simon se préparait en effet à effectuer une série de tests pour obtenir un diplôme d’entraîneur. Quelques jours avant l’évaluation, il a demandé à mon père si mon frère et moi pouvions l’accompagner le jour du test, histoire d’effectuer les exercices qu’ils avait préparés devant l’examinateur. Nous l’avons donc accompagné. Les autres entraîneurs présents à cette évaluation, trouvant l’idée intéressante, nous ont également demandé d’effectuer leurs exercices. Résultat des courses: mon frère et moi avons passé la journée entière à courir et à nous exercer. Ce que je ne savais pas, c’était que l’examinateur s’appelait Michel Bertinchamps et qu’il était le préparateur physique du Sporting de Charleroi. Il sait donc qui est prêt physiquement. A son retour au Sporting, il a parlé de nous à Robert Waseige, alors entraîneur… Celui-ci nous a testé lors d’un match amical et nous a ensuite proposé d’intégrer la réserve du Sporting.

J’ai joué mon premier match de D1 lavec Charleroi  contre Mouscron . Depuis, je n’ai plus quitté la D1. (voir les rubriques “Mes clubs précédents” et “Bayern”)

Ma vie et ma carrière ont été marquées par le soutien inconditionnel de mes parents. Ils ont toujours été à mes côtés, m’ont toujours soutenu. Je les aime plus que tout. Je leur dois énormément. A mon père en particulier, qui m’a toujours conduit à l’entraînement, qui m’appelle après les matches. Quand j’arrêterai de jouer au foot, je passerai beaucoup de temps avec eux. D’ailleurs, nous avons déjà des projets. Nous rêvons de sorties en mer et de parties de pêche entre autres…